Le chien est mort à Calig

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Chronique :

Titre : Le chien est mort à Calig

Auteur : Gabriel Ronan.

Parution : 29/04/2018 – Auto-Édition.

147 Pages.


Percutant et efficace !

Je souhaite tout d'abord remercier Gabriel Ronan pour m'avoir accordé sa confiance en m'envoyant son bouquin !

J'ai découvert Gabriel au cours d'un post sur un groupe de lecture, dans lequel il nous demandait notre avis sur sa couverture (quand on vous dit, les Z'Oteurs, que c'est en discutant sur les réseaux que l'on a envie de vous lire !!!)

Et j'ai, genre, carrément flashé sur ladite couv', une image aussi sombre que son titre.

De fait, j'aurais pu avoir peur, après ce coup de cœur, d'être déçue par le contenu… que nenni !!!!! Le ramage se rapporte au plumage, et Gabriel ne nous prend pas en traître sur la qualité du récit !

Ah ! Euh, oui, pardon, on me demande dans l'oreillette de vous parler de quoi ça s'agit, quand même...

Calig, petit village caché au fin fond de la province de Valence en Espagne.

Marc Maillard, la quarantaine, y a trouvé refuge.

Enquêteur de la police française qui fuit depuis plusieurs années les autorités de son propre pays, il réussit peu à peu à se reconstruire, du moins en apparence...

Un doux matin de nouvel an, une prostituée est retrouvée morte dans un fossé en bord de route, à quelques pas de chez lui.

Par la force des choses, il va devoir apporter son aide afin d’élucider ce mystère, quitte à se mettre en danger, lui et ses proches, d’autant qu’une nouvelle affaire de disparition de policier agite la ville de Toulouse dont il est originaire...

Ses allers et retours entre son ancienne vie et l’actuelle vont tout remettre en question, même ce qui lui restait d’humanité...

Aloooors... on en bouffe des polars qui se passent dans des régions froides, humides hostiles... forcément, ça fonctionne, même si ça sent le déjà vu (et il faut en général un certain talent de l'auteur pour rendre son ambiance unique).

Ici, l'intrigue se déroule sous le beau soleil d'Espagne, dans un petit village ensommeillé et apaisant. Ce qui renforce le rythme nonchalant, presque doux du roman.

Gabriel prend son temps. Il fait délicatement connaissance avec ses personnages, leur assigne un vécu, des douleurs, des angoisses, insinueusement, sournoisement, comme s'il s'en régalait, dans un hamac, à l'ombre d'un olivier. Et ça fonctionne ! Le lecteur n'est pas bousculé, il a le temps d'aimer, de se demander, d'avoir envie.

L'enquête en elle-même reprend les codes d'un bon polar. À une chose près, à souligner : cette comparaison sous-jacente entre un chien écrasé et une prostituée laissée morte, qui va nous plonger dans la quête de justice du héros.

Autre particularité : j'ai cédé à l'envie de lire ce roman avant le premier opus de Gabriel, « Disparitions inquiétantes », qui raconte l'histoire de Marc, avant sa fuite en Espagne. Cela aurait pu rendre son univers incompréhensible, frustrant, mais pas du tout ! Malgré le « spoil » forcé, j'ai envie de me plonger dans cette première enquête, afin de découvrir la vie de Marc ! A lire donc, sans hésitation !!!!

Chronique réalisée par Kty des Livres


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