Une bouteille à la mère

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Chronique :

Titre :
Une bouteille à la mère

Auteur :
Isabelle Piraux.

Parution : 09/03/2017 – Éditions Malugui.


Genre : Biographie.

178 pages.


La couverture :

Une jolie photo vintage qui traverse les générations.

L’auteur :

Isabelle Piraux exerce un métier de juriste dans le domaine bancaire, fonction qui exige des qualités de rigueur, d’organisation et d’analyse. Elle compense ce haut niveau de concentration intellectuelle par diverses activités artistiques, en particulier l’écriture.

Enfant unique, elle se passionnait pour la lecture et fréquentait assidûment la bibliothèque de son quartier. Elle griffonnait ses carnets à longueur de temps.

A treize ans, elle remporte un prix de poésie décerné par une célèbre radio libre et plus récemment, en octobre 2016, elle a été sélectionnée par le jury de monbestseller.com pour sa nouvelle « Avatar » qui figure dans le recueil des meilleures nouvelles sur le thème « Mon double a pris ma place ».

Passionnée de généalogie, son histoire familiale et le mystère autour de son ascendance ont été sa première source d’inspiration pour son premier roman.

Le résumé :

Pour se construire il faut savoir d'où l'on vient.

En 1950, dans une banlieue ouvrière parisienne où vit Beth avec sa mère, son père et son frère, l'incompréhensible s'invite : Marthe, la mère de Beth s'évapore littéralement. Naîtra chez Beth une blessure qui ne cicatrisera jamais, un secret inavouable qui ronge et affouille chez les femmes de cette famille.

La petite-fille de Beth, qui a l'intuition enfant d'une histoire douloureuse et cachée, se lance dans une quête progressive et tenace pour tenter de libérer sa mère du secret qui l'encombre et qu'elle pourrait emporter dans la tombe.

Elle va rassembler les pièces d'un puzzle qui éparpillent sa mère. Mais il faut le faire sans heurter car cette histoire que Beth croit enfouie est vieille de plus de 60 ans.

Y parviendra-t-elle seulement ? Rien n'est moins sûr, la vérité est si cruelle !

Information aux lecteurs : L’auteur prévient le lecteur. Son roman utilise la nouvelle graphie recommandée par l’Académie Française le 6 décembre 1990.

Ma petite chronique :

Je commencerai par le petit point faible, la lenteur de la mise en place du roman et de ses personnages, mais ceci n’a aucunement gêné ma lecture, je dirais même qu’une fois dans l’histoire j’ai pu apprécier le côté crescendo jusqu’à la fin.

Les non-dits, les secrets de familles peuvent engendrer des conflits familiaux et individuels qui pèsent sur plusieurs générations.

C’est ce que va nous montrer Isabelle Piraux dans son roman « Une bouteille à la mère ».

Depuis son enfance, la fille de Beth, la narratrice, ressent une certaine souffrance chez sa mère sans en savoir la cause.

Beth ne parle pas beaucoup et reste évasive aux questions surtout lorsqu’il s’agit de sa propre mère.

Un lourd silence s’installe, et le secret traversera les générations.

Pourquoi se taire ?

La souffrance n’est-elle pas le pire dans les non-dits ?

Pour venir en aide à Beth, sa fille va mener l’enquête entraînant le lecteur avec elle, dans le passé secret de son aïeule à une époque où les femmes n’avaient pas le droit de décider, ni la liberté d’agir.

Un labyrinthe a été tissé comme une toile d’araignée au fil des années et des générations pour cacher ce secret de famille.

Est-ce que cette petite fille devenue adulte arrivera à faire la lumière sur ce poids terrible qui a gâché la vie de sa mère et l’a empêchée de s’épanouir sereinement ?

D’une écriture fluide et agréable, Isabelle Piraux nous fera remettre en question.

Et si chez nous il y avait un secret de famille ? Pourquoi pas, les générations passent, mais l’être humain ne change pas vraiment.

La religion, la peur du regard de l’autre, la lâcheté, autant de choses qui font que les non-dits existent toujours et continuent d’engendrer des souffrances que l’on peut soigner par thérapies individuelles ou familiales de nos jours.

Faut-il parler de tout en famille ? Un sujet qui reste encore tabou !

La révélation d’un secret ne permet certes pas d’en guérir, mais permet de reprendre son destin en main.

Ma petite note :
 10/10

Chronique réalisée par Sandrine Mantin


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