La première fois que j'ai été deux

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Chronique :

Titre :
La première fois que j'ai été deux

Auteur :
Archibald Ploom.

Parution : 18/02/2017 – Auto-Édition.

318 Pages.


C’est sur un air de U2 que j’écris cette chronique, et vous comprendrez pourquoi après avoir lu ce bouquin!

« La première fois que j’ai été deux » est un roman d’apprentissage comme on peut en lire beaucoup, et pourtant...

Karen, l’héroïne, 17 ans, est différente des élèves de son lycée. Réaliste, philosophe, pragmatique, elle offre une critique cinglante de la société actuelle, nourrie d’antidépresseurs et de politique désastreuse.

Entourée de ses meilleurs amis, elle se sent pourtant seule avec son sérieux et son recul, jusqu’au jour où elle fera la connaissance de deux jeunes hommes de son âge.

Tom, Anglais ténébreux, lui fera découvrir Londres, l’amour et le Rock sur fond de Lambretta et de promesses d’avenir.

Friedrich, jeune soldat Allemand tombé au front dans sa 17ème année, l’accompagnera d’une certaine manière dans l’appréhension de la perte brutale d’un être cher.

Ainsi, si ce roman traite d’un sujet déjà largement exploité, il le fait d’une façon singulière.

Les préoccupations de Karen tout d’abord, même si ses raisonnements paraissent parfois trop poussés pour son âge. Je me rappelle pourtant avoir eu, à quelque chose près,  les mêmes il y a bien longtemps, et je me suis très souvent reconnue dans ses pensées.

Donc, même si l’écriture paraît rafraîchissante au début du livre, on entre vite dans des réflexions profondes,  qui nous permettent de faire nous même le point sur l’amour, la guerre, la société, si ce n’est déjà fait…

Le rythme du roman est lui aussi très particulier. Si certains passages pourraient traîner en longueur, ce mauvais point est vite oublié grâce aux extraits so old school des Stones, des Beatles, mais aussi grâce à l’incursion de Rimbaud ou de Mme de la Fayette. Une écriture qui reste donc soutenue, alternant passages de pensées profondes et clins d’œil culturels aussi beaux que décalés (on y croise même une référence à Brel, aussi minuscule que grandiose, que seule une oreille avertie pourra lire !).

Vous l’aurez compris, si vous voulez sortir des sentiers battus, c’est un roman à découvrir avec autant de délices que de gravité ! Et vous vous prendrez vite d’affection pour Karen… She’s a rainbow…

Chronique réalisée par Kty des Livres


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